L’IA et l’environnement, chiffres à l’appui
L’IA consomme de l’énergie, et sa croissance pèse sur les réseaux électriques. Mais une requête pèse bien moins qu’on ne le croit, et l’endroit où elle tourne change beaucoup. Voici ce que disent les études, et ce que nous faisons.
Ce que pèse une requête
En août 2025, Google a publié la mesure complète d’une requête texte médiane à Gemini : puces, serveurs, machines en attente et refroidissement compris. Résultat : 0,24 Wh, moins que neuf secondes de télévision. En un an, l’énergie par requête a été divisée par 33.
Mistral AI a mené avec l’ADEME et Carbone 4 la première analyse de cycle de vie complète d’un modèle de langage, relue par deux cabinets indépendants. Une réponse de 400 tokens de son assistant émet 1,14 g de CO₂e.
Ces valeurs varient avec le modèle, la longueur de la réponse et l’électricité qui l’alimente : une longue réponse ou un modèle de raisonnement consomment davantage. L’ordre de grandeur reste le même : quelques dixièmes de wattheure, au plus quelques grammes de CO₂e.
- par requête texte médiane à Gemini, tout compris
- 0,24 Wh
- Google, août 2025
- par réponse de 400 tokens de Le Chat
- 1,14 g CO₂e
- Mistral AI, ADEME et Carbone 4, juillet 2025
- l’énergie d’une requête Gemini, de mai 2024 à mai 2025
- ÷ 33
- Google, août 2025
Ce que pèse l’ensemble
À l’échelle mondiale, les centres de données ont consommé 415 TWh en 2024, 1,5 % de l’électricité de la planète. L’Agence internationale de l’énergie prévoit plus du double d’ici 2030, tiré d’abord par l’IA.
En France, le numérique représente 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, et la part des centres de données y grandit vite : 46 % en 2022, selon l’ADEME et l’Arcep.
Ces chiffres sont réels. Une requête est sobre, des milliards de requêtes ne le sont pas, et une IA bon marché pousse à s’en servir davantage. La bonne question n’est donc pas seulement ce que pèse une requête, mais à quoi elle sert.
- consommés par les centres de données du monde en 2024, 1,5 % de l’électricité mondiale
- 415 TWh
- Agence internationale de l’énergie, avril 2025
- de l’empreinte carbone de la France vient du numérique (2022)
- 4,4 %
- ADEME et Arcep, janvier 2025
Une machine face au travail humain
Une étude publiée en 2024 dans Scientific Reports compare les émissions d’une IA et d’une personne pour la même tâche. Pour écrire une page, l’IA émet de 130 à 1 500 fois moins de CO₂e.
Les auteurs le disent eux-mêmes : une IA ne remplace pas une personne, et le temps gagné n’est pas du carbone évité s’il sert à produire davantage. Ce que l’on peut dire, c’est qu’une tâche répétitive confiée à un agent coûte très peu à la planète, comparée aux heures qu’elle occupait.
- moins de CO₂e pour une page écrite par une IA que par une personne
- 130 à 1 500 ×
- Tomlinson et al., Scientific Reports, 2024
Où tourne Glove
L’application Glove est hébergée chez Google Cloud en Belgique (région europe-west1). En 2025, 79 % de l’électricité consommée heure par heure dans cette région était décarbonée, selon Google. Ses modèles d’IA tournent dans des centres de données de l’Union européenne, via Vertex AI, dans les régions où Google répartit la charge.
Pour situer : le réseau belge émet 126 g de CO₂e par kWh, contre 343 g en Virginie du Nord, le premier pôle de centres de données au monde. Ces chiffres valent pour la région qui héberge l’application, pas pour chaque requête aux modèles, dont nous ne publions pas encore l’empreinte. Et si vous le préférez, Glove s’installe sur vos propres serveurs.
- d’électricité décarbonée, heure par heure, dans la région qui héberge l’application
- 79 %
- Google Cloud, données 2025
- pour le réseau belge, contre 343 g en Virginie du Nord
- 126 g CO₂e/kWh
- Google Cloud, données 2025
Ce que nous faisons
Nous n’avons pas encore mesuré l’empreinte de Glove lui-même : nous le ferons, et nous publierons le résultat ici. En attendant, voici ce qui la limite déjà.
Un modèle sobre par défaut
Glove utilise par défaut un modèle rapide de la famille Gemini Flash. Un modèle plus puissant se choisit quand la tâche le justifie, pas pour chaque question.
Des agents qui ne tournent pas à vide
Un agent se déclenche sur une demande, un horaire ou un événement précis, fait son travail, puis s’arrête : pas de boucle qui tourne pour rien.
Aucun entraînement sur vos données
Glove utilise des modèles existants. Vos documents ne servent jamais à en entraîner de nouveaux, ni pour nous ni pour un fournisseur.
Hébergé en Europe
L’application tourne dans une des régions les plus décarbonées de Google Cloud en Europe, et l’option « Données en Europe uniquement » écarte tout fournisseur hors d’Europe.
Chez vous, si vous le voulez
Installé sur vos serveurs, Glove tourne avec l’électricité du réseau français, l’une des moins carbonées d’Europe.
Un site sans traceurs
Ce site est fait de pages statiques, sans cookie ni script tiers : rien ne se charge que vous n’ayez demandé.
Sources
Chaque chiffre de cette page vient de l’une de ces publications.
- Measuring the environmental impact of delivering AI at Google Scale
Google, août 2025
- Our contribution to a global environmental standard for AI
Mistral AI, avec l’ADEME et Carbone 4, juillet 2025
- Energy and AI
Agence internationale de l’énergie, avril 2025
- Observatoire des impacts environnementaux du numérique
ADEME et Arcep, janvier 2025
- The carbon emissions of writing and illustrating are lower for AI than for humans
Tomlinson, Black, Patterson et Torrance, Scientific Reports, février 2024
- Carbon free energy for Google Cloud regions
Google Cloud, données 2025
Une IA utile, là où elle compte
Voyons ensemble les tâches où Glove vous ferait gagner le plus de temps, et seulement celles-là.